Éviter les rechutes

La probabilité d’une rechute est plus grande lorsque les médicaments antipsychotiques sont arrêtés ou ne sont pas pris régulièrement. C’est pourquoi il est très important que les patients élaborent avec leur médecin et leur famille un programme thérapeutique et de prévention des rechutes qui leur convienne.

Il est alors essentiel que le patient bénéficie d’un soutien pour pouvoir adhérer au programme qui a été convenu. Dans le cas des médicaments oraux, cela signifie prendre chaque jour le médicament prescrit à la dose et aux heures appropriées, respecter les rendez-vous médicaux et suivre à la lettre les autres éléments du traitement. Dans le cas des médicaments injectables à action prolongée, il est primordial de respecter les rendez-vous afin que le médicament soit pris au bon moment.

En dépit des difficultés, il est possible de mettre en œuvre des stratégies qui permettent d’améliorer considérablement le résultat thérapeutique et la qualité de vie. Lors d’une rechute, les malades peuvent se replier sur eux-mêmes, avoir des sensations exacerbées et le sentiment que leurs proches sont incapables de comprendre ce qu’ils vivent. Il peut également y avoir une diminution de la capacité du patient à faire la différence entre sa vision de la réalité et celle des autres. Si les personnes atteintes de schizophrénie sont très souvent conscientes qu’elles sont en train de rechuter, elles ne sont pas toujours capables de réagir. Leurs proches peuvent souvent les aider à détecter rapidement les signes avant-coureurs de rechute. Ces signes peuvent être les suivants : tendance à moins dormir, à moins manger, à être plus nerveux, anxieux ou sur le « qui-vive », à ne plus se lever ou à ne pas pouvoir se concentrer comme d’habitude. Si ces symptômes sont pris en charge assez tôt, l’amélioration en sera certainement plus rapide et le malade pourra continuer à vivre normalement.