L’historique des médicaments antipsychotiques

Les premiers médicaments efficaces dans le traitement de la schizophrénie ont été développés au milieu des années 1950. On les appelle les antipsychotiques typiques ou de première génération.

Il existe de nombreux antipsychotiques « typiques » différents : halopéridol, chlorpromazine, fluphénazine, pimozide, perphénazine, flupenthixol, zuclopentixol trifluopérazine1.Essentiellement actifs dans le traitement des symptoms positifs de la schizophrénie, ils sont moins efficaces contre les symptômes négatifs et émotionnels (affectifs)1, 18. Ces medicaments anciens sont disponibles sous forme de comprimés, de liquides et d’injections à action rapide ou prolongée1.

Les 20 dernières années ont vu la mise sur le marché de plusieurs médicaments nouveaux, permettant de lutter contre l’ensemble des symptômes de la schizophrénie et susceptibles d’améliorer la capacité de fonctionnement des patients. Ces antipsychotiques récents, également appelés antipsychotiques atypiques ou antipsychotiques de deuxième génération, comprennent aripiprazole, asénapine, lurasidone, clozapine, olanzapine, palipéridone, quétiapine, rispéridone et ziprasidone19.

Ces médicaments semblent agir sur un éventail plus large de symptômes20. Efficaces dans le traitement des symptômes positifs, notamment les hallucinations et les idées délirantes, ils peuvent également être utiles dans le traitement des symptômes négatifs de la maladie, comme la réduction de la motivation et l’émoussement de l’affect1. Les médicaments récents sont eux aussi disponibles sous forme de comprimés, de liquides et d’injections à action rapide ou prolongée (selon le médicament en question).