Réagir au comportement et aux symptômes

Les proches de personnes atteintes de schizophrénie ignorent souvent comment réagir lorsque les patients font des affirmations qui paraissent étranges ou clairement erronées.

Pour la personne atteinte de schizophrénie, les convictions bizarres et les hallucinations sont bien réelles et n'ont rien d'imaginaire. Au lieu de l'« accompagner » dans ses idées délirantes, les membres de la famille et les amis du malade peuvent lui dire qu'ils ne voient pas les choses de la même façon ou ne sont pas d'accord avec ses affirmations, tout en admettant que les choses puissent lui paraître différentes.

Les aidants doivent veiller à ne pas contrer brutalement les croyances de la personne souffrant de schizophrénie, sans pour autant suivre ou partager les idées délirantes du patient, ce qui pourrait miner son estime de soi et ses stratégies d'adaptation et favoriser ainsi la rechute. Il peut également être utile que ceux qui connaissent bien la personne atteinte notent, avec son accord, les types de symptômes qui se manifestent, les médicaments pris (et leur posologie) et les effets des différents traitements. La connaissance des symptômes antérieurs peut aider les membres de la famille à guetter les signes de rechute. La famille peut même arriver à déceler certains signes avant-coureurs d'une potentielle rechute, par exemple un repli accru ou des modifications des rythmes de sommeil. Le retour de la psychose pourra ainsi être rapidement détecté et le traitement permettra d'éviter une rechute complète. De même, en sachant quels médicaments ont été efficaces et lesquels ont provoqué des effets secondaires gênants, la famille peut aider les soignants à trouver plus rapidement le meilleur traitement.