Vie sexuelle

Des relations sexuelles saines sont un aspect important de la vie et une mesure de la qualité de vie.

Les relations sexuelles peuvent néanmoins devenir plus difficiles après l’apparition de la schizophrénie. La maladie elle-même, les symptômes affectant l’humeur et les effets secondaires de certains antipsychotiques peuvent entraîner des troubles sexuels et une diminution de la libido. Si c’est le cas, il est important que la personne atteinte n’interrompe pas son traitement, mais surmonte sa gêne pour en parler à son médecin ou à son psychiatre; il existe en effet des options thérapeutiques possibles.

Les femmes souffrant de schizophrénie souhaitant avoir des enfants doivent être conscientes que certains médicaments ne sont pas compatibles avec la grossesse et que d’autres peuvent modifier la lactation (la production de lait). Les médecins et les psychiatres pourront leur indiquer les médicaments adaptés dans de telles circonstances.

Une désinhibition ou des pulsions sexuelles inhabituelles peuvent se manifester chez certaines personnes présentant des symptômes aigus de schizophrénie. Ces personnes sont, par conséquent, plus susceptibles d’avoir des comportements sexuels à risque24. Tous les jeunes, et pas seulement ceux qui souffrent d’un trouble tel que la schizophrénie, doivent être incités à s’informer sur la contraception et les maladies et infections sexuellement transmissibles (MST et IST). Au début d’une nouvelle relation, il est toujours recommandé de se protéger et de protéger son/sa partenaire.

La schizophrénie peut également accroître le sentiment d’incapacité à gérer les avances non désirées, et donc la vulnérabilité. Tout cas de harcèlement sexuel doit être pris au sérieux et signalé en conséquence. La santé sexuelle est un domaine important qui n’est pas suffisamment étudié, mais parvenir à en parler plus ouvertement peut aider les personnes atteintes de schizophrénie à progresser vers l’épanouissement sexuel.